Et brusquement j'en ai eu marre de ces pages. Ca ne me plaisait plus, ce n'était plus moi, et j'ai eu envie d'avoir, comme Brian, une idée plus tranchée du passé. J'ai eu envie d'essayer d'autres sites (lexode est un peu mou du genou mais canalblog offre des possibilités intéressantes) mais je ne trouvais pas de pseudo. Il a fallu faire un choix. Alors, le couperet est tombé et 101 articles sont passés à la trappe. Byebyye.
Ce n'est pas grave, rien n'est irréversible. Ce sera différent, ce sera mieux j'espère. Ce sera la surprise.
Enfin, je monte un peu en pression là, mais rien ne va fondamentalement changer. Ce sera... la progression de la continuité, voilà tout. (=
18.4.9 : Des visages, des figures dévisagent défigurent des figurants à effacer des faces A des faces B appâts feutrés attrait des formes déforment, altèrent malentendu entre les tours
et c'est le fou
qui était...
pour. > Tu sais, ça fait un an, et le souvenir reste.Dimanche. [Le dimanche est un jour qui n'existe pas.] Alors il a fallu qu'elle le prononce, et tout a explosé. Les mots ont envoyé valdinguer les semaines de non-dits et de temps perdu. Depuis toujours j'étais là, en équilibre, tentant de rabibocher ce qui pouvait l'être, raccrocher les lambeaux entre eux, repasser au stylo feutre les lettres pour qu'elles ne s'effacent pas, les prononcer avec candeur comme on prononce "wonderland". La famille. Je me voyai emplie d'une mission, d'un rôle, celui de la bouée de sauvetage, qui la maintient à la surface. Pauvre conne, j'avais tout faux.
J'avais tellement rêvé de me détacher d'eux que d'autres habitudes leur sont apparues. C'était mathématique : 4 = 3. C'étais moi, l'idiote, le maillon faible, c'est moi qui venais chambouler leurs habitudes de trio quand le couperet était tombé et l'amertume du temps qui passe avalée. "Mais enfin tu n'as pas compris ? C'est à cause de toi tout ça... C'est toi." Aucune méchanceté, aucun embarrassement ni surtout aucun doute dans ses paroles. Ma mère constatait, simplement.
Au lieu de recoller les morceaux, j'envenimai les choses, toujours plus. Je débordai de mon rôle de fille, de soeur, j'étais mère, j'étais père, j'étais enfants au pluriel. J'ai dévasté l'équilibre du mieux que j'ai pu faire. Tous mes efforts empiraient la situation. Comme d'habitude, comme souvent, j'étais "out", j'étais - quelle ironie - , j'étais HORS SUJET.
"Tu as voulu partir, pars ; mais, ne reviens pas trop". Et j'ai tellement besoin de tout, encore.
J'ai besoin qu'on me dise de ne pas m'apitoyer trop longtemps quand le coup est porté. Que l'indépendance, la vraie, ne commence PAS avec la première paye mais avec la première fois que ton prénom est le seul sur la boîte aux lettres. Avec la première fois où tu perds tes repères comme tu perds ta virginité : c'est banalement vertigineux. C'est un exil volontaire et une petite mort, un déménagement autant qu'un renoncement de soi, l'adoption de l'imparfait dans tes mots, les retrouvailles familiales comme un entretien d'embauche.
Comment faites-vous, quel coche ais-je encore raté.
my sweet prince. P.Never thought I'd get any higher
Never thought you'd fuck with my brain
Never thought all this could expire
Never thought you'd go break the chain
[ tout en haut, travail de Lindbergh, waouh-waouh-waouh.]