One, two, three, four.

One, two, three, four.
vendredi
samedi
dimanche
'most greatest love in the world'
(en boucle)
joie - les revoir
amertume - ne pas compter plus
imminence - de la catastrophe
flirt - pas d'au-revoir
pagaille - nos rires résonnent encore
angoisse - que la lumière s'éteigne
côte à côte - des kilomètres de boue.


pix : Stranger than Paradise, Jarmusch.


c'est un peu comme du sable tu voudrais toujours en emporter une poignée mais, interstices, il s'écoule, inexorable, caustique.


Mardi. [aaaaaah ! 'Viens de décrocher mon premier reportage vidéo ici ! C'était juste un simple exercice de fin de semestre pour la fac, et voilà que le directeur du Salon vuet que ça en devienne la promo ! Pression ! Mais c'est cool quand même, trop cool même.]
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 16:30

Modifié le mardi 24 novembre 2009 09:17

yak.

yak.

[Musa. Parenthèse sur ce film assez inattendu du Coréen Kim Sung-Su. Jusqu'au bout il veut décourager le spectateur le plus aguerri et faire passer son film pour le plus bateau du monde, mais il sait lui apprendre et récompenser sa persévérance. C'est quelque chose de plus complexe qu'il n'y paraît. Jung Woo-Sung (qu'on retrouve dans le Bon, la Brute et le Truand) est très bon. On ne présente plus Ziyi. Chapeau au travelling de malade dans la scène du combat dans la forêt. Je suis la seule à kiffer ce film mais je m'en BALANCE.]

Cette semaine, tournage de l'Embrouille. Répétitions jusqu'à jeudi.
Derniers (et volumineux) détails à régler pour la bande-annonce avant jeudi : repérages, storyboards, plan de tournage.
Vendredi, cours de danse avec M., rencontré pendant la préparation de la bande annonce. M. est un pro du hip-hop, il vient s'inscrire à mon (misérable) petit cours de danse du vendredi matin. J'entends d'ici le ridicule me foncer dessus avec ses gros sabots.
Ce week-end, virée angevine. Mais il manque toujours les meilleurs.

J'ai des envies de me tirer en ce moment. Des fois ma place m'échappe, je me retrouve complètement désorientée dans un milieu qui est censé m'être habituel. L'inquiétante étrangeté ça s'appelle, c'est Freud qui l'a dit, je l'ai appris trois jours après avoir écrit ça. Alors il faut que je m'éloigne un peu pour revenir plus sereine, pour un temps rassasiée. Pourtant c'est impossible pour le moment, et souvent je ne suis plus trop moi. Mais ceci est une autre histoire, anecdotique, inconstante, irrascible, insatiable.

Mardi. [ des fois, certains films me procurent plus d'émotion que certaines personnes. Je veux dire qu'il y a des films auquels je m'attache plus que je m'attache à des gens. Oui alors, on dira que ce n'est pas le même genre d'attachement. Mais quand même. ]

Jeudi, enfin je sais plus trop. [ le soleil s'est levé, et puis il s'est couché et j'avais à peine bougé, à peine un tournage, un tour au studio ou un film dans une salle crépusculaire, à peine une pièce de théâtre et son monologue d'une heure sous la pluie, à peine la rencontre d'un confrère (inch'allah), et toujours la lumière verte de la Dalle collée à mes basques. Aujourd'hui encore, on m'a demandé pourquoi je ne regardais pas les gens dans les yeux quand je leur parlais. Et puis on en est encore arrivé aux mêmes conclusions merdiques après trente ans de philosophie à deux balles. Connard, comme si c'était pas évident. ]

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# Posté le lundi 16 novembre 2009 18:24

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 14:12

And those were the days of roses / poetry and prose and martha / all I had was you and all you had was me / there was no tomorrows / we'd packed away our sorrows / and we saved them for a rainy day.

And those were the days of roses / poetry and prose and martha / all I had was you and all you had was me / there was no tomorrows / we'd packed away our sorrows / and we saved them for a rainy day.
Down by Law - Jarmusch [trailer].


Bawm. Retour au sources et grosse claque. Down by Law est incroyable, Jarmusch a décidément bon sur toute la ligne. Avec Tom Waits, MONSIEUR Tom Waits, dans son premier grand rôle au cinéma, et l'excellent Benigni. Délectable.
Passé la journée suspendue à mes écouteurs. Découvert Martha. Ca, ça vaut toutes les peines du monde.

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# Posté le mardi 27 octobre 2009 12:44

And what costume shall the poor girl wear / To all tomorrow's parties / A hand-me-down dress from who knows where / To all tomorrow's parties / And where will she go and what shall she do / When midnight comes around / She'll turn once more to Sunday's clown / And cry behind the door

And what costume shall the poor girl wear / To all tomorrow's parties / A hand-me-down dress from who knows where / To all tomorrow's parties / And where will she go and what shall she do / When midnight comes around / She'll turn once more to Sunday's clown / And cry behind the door


Humpf.
L'amour me file entre les doigts.
Je suis contente pour vous tous je vous assure, mais taisez-vous merde.
Et toi arrête de me regarder avec cet air faussement condescendant. Arrête de me regarder tout court, tiens. Ou lâche la main de ta nouvelle copine, j'me vois bien devenir pulsionnelle.
L'amour me file entre les doigts, et tout ce qui va avec. Je fais des efforts pourtant. Je me sociabilise. Mais c'est plus fort que moi. Je pique des fards monumentaux. Je manque de combativité. Je préfère m'éloigner que persévérer. Conséquence logique : retour à la case départ. Sociabilité zéro. Mais passons.

J'ai des doutes. Le grand méchant prof s'acharne sur la frêle maison en paille de notre petit pocketfilm. Il désapprouve le projet. Tensions dans le groupe. Désaccords. Stagnation.
Question récurrente : que veux-tu faire plus tard ? Réponse réccurente : "..."
Amoncellement de projets, de scénars, de références à approfondir. J'ai l'impresson que le temps se compte en battements de paupières, j'ai l'impression d'accumuler chaque jour un retard interstellaire. Je ne sais pas trop s'il s'agit de percer ou de regarder le temps passer.
C'est le bordel. J'ai mal au coeur. Automne.


Voyez le nouveau monde (T.Malick), il est de main de maître.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 20:21

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 14:15

September / les mots moches.

"ongle" c'est moche.
"cramoisi" c'est moche.
"hypothénuse" c'est moche.
"incurvé" c'est moche.
"strangulation" c'est moche.
"vrombissement" c'est moche.
"stick" c'est moche.
"protozoaire" c'est moche.
"accroupir" c'est moche.
"rogner" c'est moche.

je suis à court d'idées.


One More Time / Aerodynamic - Daft Punk (cultissime.)
L'escalier - Thomas Fersen
Poupées russes - Kraked Unit
June - Cocoon
Cries and Whispers - Jo Young-Wook (méconnu. à tord.)
Septembre en attendant - Noir Désir (un de leur meilleurs. et puis c'est de saison.)

Enfin... le morceau à mille points. Thème de In the Mood for Love, Wong Kar Wai. Il m'a happée. >> Yumeji's theme.

[ Edito : le morceau à DEUX MILLE points. California Dreamin' Original, par Bobby Womack chopé dans 'Fish Tank' d'Andrea Arnold. Allez voir ce film.]


September / les mots moches.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 10:39

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 10:08

Ô mes amis ! pourquoi le torrent du génie déborde-t-il si rarement ? pourquoi si rarement soulève-t-il ses flots et vient-il bouleverser vos âmes saisies d'étonnement ? Mes chers amis, c'est que là-bas sur les deux rives habitent des hommes graves et réfléchis, dont les maisonnettes, les petits bosquets, les planches de tulipes et les potagers seraient inondés ; et à force d'opposer des digues au torrent et de lui faire des saignées, ils savent prévenir le danger qui les menace." Goethe

Ô mes amis ! pourquoi le torrent du génie déborde-t-il si rarement ? pourquoi si rarement soulève-t-il ses flots et vient-il bouleverser vos âmes saisies d'étonnement ? Mes chers amis, c'est que là-bas sur les deux rives habitent des hommes graves et réfléchis, dont les maisonnettes, les petits bosquets, les planches de tulipes et les potagers seraient inondés ; et à force d'opposer des digues au torrent et de lui faire des saignées, ils savent prévenir le danger qui les menace." Goethe
Sliimy - Tic Tac
Iggy Pop - The Passenger
I am the passenger and I ride and I ride / I ride through the city's backsides / I see the stars come out of the sky / Yeah, the bright and hollow sky / You know it looks so good tonight

Ha ! Ces jours-ci la chance me sourit, j'ai des envies de pureté et d'intensité en même temps comme une femme en cloque a des fantasmes de fraises, mon corps s'empâte - malade d'immobilisme - mais mon esprit virevolte, je suis profondément OP-TI-MISTE.
Enfin, je fais peut-être des histoires pour des petits riens, mais après tout ma vie - LA vie - est faite de petits riens qui la jalonnent et la pimentent, pas vrai ?
J'avais déjà enterré mon coloc, traître aux siens en partance en croisade vers des terres inconnues toute une année durant ! ... et me laissant à l'arrière. J'avais cru à ses paroles fourchues comme une mouche imbécile attirée par la lumière de l'autre côté de la vitre. Balivernes ! Mensonges éhontés ! Boutade de mauvais goût, d'une bassesse innommable ! Soulagement et joies...qu'il ne saura jamais, hein.
A force de tambouriner à la porte du passé, on parvient à en survoler le chambranle. J'obtins un verre, une balade, un dîner, un cinéma et une montagne de sourires, le tout dans la même soirée.
Demain je pars (mes chers parents je pars, vous n'aurez plus d'enfant..) direction Rennes, investir le nouvel appart, adosser mon bordel à d'autres murs, et retrouver ma nouvelle coloc. (J'espère que celle-ci durera..j'en change tous les ans ^_^) Un ménage à trois ! Non, deux et demi ! De nouveaux rires ! Quel bonheur.

Ces jours-ci la chance me sourit, j'ai des envies de pureté et d'intensité en même temps, un peu comme quand on regarde un film de Keaton (juste en haut) où virtuosité et retenue font contrepoids. L'année redémarre, et avec elle encore plus de spectaculaire, d'indécision, de rencontres et de retrouvailles. Les angevins déménagent, Rennes est le nouveau QG, les soirées s'annoncent haut perchées.

# Posté le lundi 31 août 2009 14:14

Modifié le mardi 22 septembre 2009 13:21

BACK.TO.THE.NOISE

BACK.TO.THE.NOISE
Pix : Inglorious Basterds. L'un des meilleurs de l'année.

Il semble que ces derniers jours ont décidé de filer comme des étoiles en emportant mes voeux avec eux. Depuis près de deux mois il me faut vivre à mille à l'heure. Vite ! Continuer, rouler, bouger, avancer encore ! L'arrêt est de mort. Il faut sans cesse ouvrir de nouvelles portes, apprivoiser de nouvelles clés, résonner de nouveaux rires, et ne pas s'attarder. Narguer la pluie dans les côtes d'armor et longer les déferlantes encapuchonnés comme des plongeurs, léchés par les rafales, des heures durant. Se tasser sous les petits chapiteaux d'un festival interceltique, et lorgner impunément la nuque de l'accordéoniste. Oublier les basses des voisins de camping en croulant sous leurs sourires et leur joie de vivre.
- Vous aimez notre musique les filles ? (vieux rap graveleux)
- ...
- Attendez c'est pas grave on va mettre Brassens.
L'Empire des chaussettes-baskets chancelle et ploie sous le vibrato du grand homme.


Pearl Jam - Man of the Hour
Bashung - La nuit je mens
(d'estrade en estrade j'ai fait danser tant de malentendus / des kilomètres de vie en rose / un jour au cirque / un autre a cherché à te plaire / dresseur de loulous / dynamiteur d'aqueducs / la nuit je mens / je prends des trains à travers la plaine)

[J'ai vu au loin se profiler la silhouette d'A.Poulain et de S.Tesson, deux grands hommes qui, gamins, décidèrent de faire le tour du monde à vélo. Leur courage est hérité (Caillé, David-Neel..) et leur force évocatrice :
- "Sur notre gauche, c'est le Brahmapoutre qui coule. Pendant deux jours, nous remontons vers ses sources mythiques. Le vieux fleuve se prélasse dans une vallée large. Déjà nous recommencons à lutter contre le vent. Il ne nous lâchera plus jusqu'au Népal. Chaque matin, les drapeaux à prières nous livrent le verdict. Flottent-ils dans le bon sens ? Non. Vent dans le nez. Journée d'enfer."
- "Voyez-vous, dit le père Bosco, il y a une hiérarchie. plus on est gros, plus on est pur. Voilà pourquoi on vénère les éléphants. L'éléphant est irréfutable. Mais le dinosaure est plus gros. Donc plus pur. Or il a disparu. C'est qu'il est au nirvana. Darwin s'est trompé : ce n'est pas l'homme qui descend du singe, c'est le puceron qui devient brontosaure s'il est bien sage."]


22h14.
Little Miss Sunshine / There will be blood.
Décidément, j'ai un petit faible pour Paul Dano.


Note : [ DVD's à conquérir : ]
[ Mister Lonely ]
[ L'étrange histoire de Benjamin Button ]
[ Pierrot le Fou ]
[ le Nouveau Monde ]
[ Au diable Staline, vive les mariés ! ]
[ I'm not there ]
[ Good Morning England ]
[ Jules et Jim ]
[ Reservoir Dogs ]
[ Musa ]
[ le Bon, la Brute et le Truand ]
[ Inglourious Basterds... à venir. ]
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# Posté le dimanche 23 août 2009 11:29

Modifié le mardi 17 novembre 2009 13:08

" Tombée malade en voyage / Errent mes rêves / Sur une lande arride. " (BASHÔ)

" Tombée malade en voyage / Errent mes rêves / Sur une lande arride. " (BASHÔ)
JEUDI ? Peu importe.
Il suffirait d'une petite brise, d'un ouragan douillet qui chasserait les nuages, le monde serait bien à son aise. Mais non, mais non, c'est trop demander que de dépasser les 20°C en plein mois de juillet. L'élan pris ces derniers jours angevins, parisiens, lillois, belges qu'importe, s'est vu stoppé net entre quatre murs ; désenchaîné au gré du vent, rarement.
Me voilà donc enracinée à Quimiac, forcée et consentante de retomber dans les bras de Chattam et ses murmures envoûtants, de retenir mon souffle aux paroles de Roca imprégnées de génie, et d'être présentée à la jolie Marianne Feder, dont la voix enchanteresse réchauffe la pluie et la charge d'odeurs exotiques.




JEUDI ? " Oui n'est pas bataille " (proverbe réunionnais)
Ah si vous saviez, enfin je dis vous mais ça pourrait être tant d'autres, comme par moments il faut se contenter de vivre de petits riens. Le temps est si pourri que le monde commence à hiberner, les gens se trainent, les gens sont gris, tout déscélère. Et comme les contours se brouillent, comme les fissures s'élargissent, je me disais il y a quelques jours qu'il me fallait trouver de nouvelles prises où prendre appui, de nouvelles attaches pour revenir au port, en bref de nouvelles raisons pour me retourner en partant. Il a fallu creuser, revenir une bonne décennie en arrière pour trouver ce que je cherchais, quelques photos jaunies, des souvenirs épars, des éclats de rire surgis comme une bouteille rejetée par la mer. Des paroles qui d'habitude sortent de VOTRE bouche et vous désarment. Des 'je t'ai reconnue tout de suite' et des 'je me rappelle'. Des petits riens, des détails cousus de fil blanc et rafistolés avec des bouts de ficelle.

Des paroles déformées par le vent du port. Des regards sans lendemain, exotiques, fulgurants, qu'on te balance à la figure et qui disent : "tu es belle".

Des petits riens des détails, des breloques ballottées par la houle mais par pitié, un peu de chaleur humaine.


(T'aurais voulu être le héros qui me sauve de la noyade,
Me sortir la tête de l'eau, puis me dire "Viens, on s'évade!",
Sur les routes de bohème, pour une randonnée de dingue,
Faire un signe à ceux que j'aime, que j'suis vivant sous ma carlingue.

Mais emmène-moi, là où respirent les sirènes,
Emmène-moi, mon coeur chavire, mes tympans saignent, emmène-moi)


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# Posté le jeudi 23 juillet 2009 11:56

Modifié le mercredi 26 août 2009 13:41

" Il est six heures du matin. Le roulement d'une voiture se fait entendre et le spectateur qui a des yeux de lynx, mais seulement celui-là ! pourrait voir dans la coulisse un fiacre s'arrêter et Pierrot en descendre. " Galipaux.

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DIMANCHE. Il semblerait que les habitudes se perdent comme toutes ces savonnettes à usage unique des restaurants, des avions, des films mythiques (suivre..dur..). Il y a quelques années j'aurais pu poster des photos de ces instants juchés, mon petit appareil toujours en poche. Mais voilà : le temps me file entre les doigts ; l'appareil rouille et s'oublie. Restent les mots, donc pas grand-chose.
On se serait cru dans un film américain des années trente. La nature et ses bruits, l'exploitation agricole, l'étang, les ombres étirées, la tyrolienne, les caravanes rouillées et nos cris d'enfants. Des bienheureux livrés à eux-mêmes, gorgés de rires et de soleil. Bercée par la musique boiteuse sous les doigts engourdis d'un apprenti jazzman, je me prenai à rêver détournements mineurs et envolées fugaces.

Insouciant commencement du Vacarme estival.


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SAMEDI. Hey, hey, hey... Ca y est, le rythme infernal reprend ! Demain, direction Angers passer le 14 juillet entre lettres sup', enfin si on survit à la soirée du 13. Le 15, départ pour Lille via Paris (ô Paname ma jolie, garde moi dans tes bras), avec étape dans cet appart à hauteur de réverbère ; le lendemain, Dour ! Dour et Cocoon, Caravan Palace et Pascale Picard, tant d'autres. Nuit en camping. Puis RDV Lille le 17, comment y aller bonne question, retour sur Paris et halte aux champs-élysées où quelque grande famille nous héberge jusqu'au lendemain. Le 18 de nouveau Angers, et puis Nantes et puis la mer, et la famille, et les cousins, et le retard à ratrapper et le rhum à flots jusqu'à la fin du mois ! Après.. après ? Rien n'est fini encore ; départ à Larmor une poignée de jours en compagnie de champions de Guitarhero (anecdotique), faire du foot sur la plage et débarquer au festival interceltique (?). Enfin, terminer en beauté avec peut-être un petit camping à la clé, intimiste, coupé du monde, à deux vieilles copines, à pic. Mon petit appareil ne désemplira pas.
Ce soir on fait la fête dans les bois !

Je vous dis donc, à dans un mois, ou plus. Si je survis ; on ne sait jamais. (...)
[to be continued]


bonus : i've got that thune - Chinese Man * (Nouveau coup de coeur)





" Il est six heures du matin. Le roulement d'une voiture se fait entendre et le spectateur qui a des yeux de lynx, mais seulement celui-là ! pourrait voir dans la coulisse un fiacre s'arrêter et Pierrot en descendre. " Galipaux.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 20:30

Modifié le lundi 13 juillet 2009 09:13

Don't understand it ! Don't understand it ! You're just a dog gone ! And who gave you the right to scare my family ?And who gave you the right to scare my baby, she needs me ? And who gave you the right to shake my family tree?And who gave you the right to take intrusion, to see me? And who gave you the right to shake my family? And who gave you the right to hurt my baby, she needs me ! And who gave you the right to shake my family tree ? You put a knife in my back, Shot an arrow in me ! Tell me are you the ghost of jealousy ? A suckin' ghost of jealousy ?

Don't understand it ! Don't understand it ! You're just a dog gone ! And who gave you the right to scare my family ?And who gave you the right to scare my baby, she needs me ? And who gave you the right to shake my family tree?And who gave you the right to take intrusion, to see me? And who gave you the right to shake my family? And who gave you the right to hurt my baby, she needs me ! And who gave you the right to shake my family tree ? You put a knife in my back, Shot an arrow in me ! Tell me are you the ghost of jealousy ? A suckin' ghost of jealousy ?
Aaow !


Alors mon vieux copain, berceau de mon enfance et de mes apprentis moonwalks, tu as fini par lâcher prise. Disparaître, mourir comme il en va dans la nature humaine, peut-être le premier truc normal dans ta jackson-life que tu nous donnes à voir. Il n'empêche ; mon admiration reste sans bornes. J'ai beau me dire que le meilleur était derrière, que je n'aurais pu m'offrir une place pour ton come back in London, enfin... je me dis aussi qu'on rentre un peu plus profondément dans l'Histoire avec son grand H qui écorche les paumes. Qu'on les emmerde, ceux qui se sont accrochés à l'envers du miroir, à salir ton reflet en collant leurs doigts partout. Ils finiront par mal dormir. Tu le dis si bien toi-même.
Enfin, je suis contente que tu n'aies pas succombé en extraterrestre, névrosé reclus à Neverland, mais bien en homme, quoiqu'esseulé et tanné par tant d'histoires sirupeuses. Il ne suffira pas d'un siècle pour que la terre enlève son voile. Mais je suis heureuse de l'avoir foulée en même temps qu'un tel roi.


[ et pourtant, on ne peut allumer la radio ni la TV sans le croiser partout, sur ces bios en hommage larmoyantes à la con. Faut-il vraiment qu'on s'apitoye, et qu'on aille acheter, consciencieusement, quelques poignées supplémentaires de ses disques ? Faut-il vraiment aller polémiquer sur son médecin et ses piqûres dites douteuses pour une fois encore rattacher MJ au Fantasque, au Fantastique, et transformer les circonstances de sa mort en feuilleton télé à deux balles ? Aucun scoop ne tiendra désormais. Il n'empêche ; les souvenirs affleurent comme les fans éplorés. Je me revois gamine devant le clip de Ghost/ 2bad/ Is it scary ?, émerveillée, et m'acharnant à reproduire les pas. Je me rappelle les chorés apprises en cours sur des morceaux quelconques, transposées sur des morceaux de MJ pour leur donner un coup de punch, et en faciliter la mémorisation. Je me rappelle la fascination pour le personnage, admirablement détesté, sournoisement adulé, qui s'appliquait toujours d'avantage à ce qu'on ne voie pas son vrai visage, transcendé par son génie, sa jackson way of life. Artiste maudit, solitaire et furtif, si jeune déjà dans l'ombre de son sommet. Alors, malgré tout, on ne peut s'empêcher d'avoir le coeur serré, devant tous ces mythes qui s'éteignent, parce qu'on se demande toujours qui restera encore. ]

# Posté le vendredi 26 juin 2009 16:12

Modifié le dimanche 23 août 2009 16:33